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Friday, 28 October 2011

Andrey Tarkovsky, Bright, Bright Day, 2007

Dois-je l'avouer ici ? Honte à moi, de Tarkovski je n'ai vu que Solaris, et ce quelques temps après la sortie du remake de Soderbergh, juste histoire de comparer la copie à l'original. La mélancolie bleue de Clooney en lover de l'espace m'avait fait forte impression. Avec le recul, je crois surtout avoir été marqué par la partition écrite pour le film par Cliff Martinez.

Tout ça pour dire que le Tarkovski qui, pour l'instant, me touche vraiment (en attendant de trouver le courage de me plonger sérieusement dans sa filmographie) n'est pas cinéaste mais photographe. Bright, Bright Day est un très beau catalogue, supervisé par le (sur)coté Stephen Gill, d'une exposition qui s'est tenue fin 2007 à Londres, à la White Space Gallery.

C'est pour la préparation de son film Nostalghia que le réalisateur s'est entiché, à la fin des années 70, d'un appareil polaroid, mitraillant à tout va, sa famille, son chien, sa maison en Russie mais aussi la région de Sienne où il comptait tourner son film. Des clichés d'une Italie impossibles à distinguer de ceux pris dans son pays natal, preuve que la photo n'est qu'une question de regard, s'il y en a qui en doutait encore. Étrangement, ces photos de familles, au premier abord anodines, arrivent à toucher au delà du cercle des intimes, plus que leur indéniable qualité formelle, c'est ce voile de tristesse qui les recouvre, comme cette brume omniprésente dans toutes ses photos prises dans la campagne, qui émeut dès la première vision. Comme si en figeant l'instant présent, la nostalgie maladive de Tarkovski (enfin ! j'imagine !) avait immédiatement déteint sur ses polas. Au final, en feuilletant ce livre, j'ai l'impression d'en apprendre bien plus sur ce réalisateur, qui m'est presque inconnu, qu'en lisant une biographie de 500 pages.

Il faut absolument que je vois Nostalghia.





Andrey Tarkovsky, Bright, Bright Day, White Space Gallery, 2011