
Bon, je traine un petit bagage de predilection, malle de livres, pour le sudisme. Pas forcement celui de O'Connor ou de Faulkner. Mais Jim Dodge (est-il Vraiment sudiste?), Harry Crews, les trop meconnus Wyatt Wyatt et Baryl Hannah (encore dans la pile), Tosches, ou plus recemment Donald Ray Pollock . Vous me direz, l'Ohio (dont vient Pollock et "dont viennent tout les americains") ce n'est pas le sud. Note. Mais ce Sud, je l'ai surement construit un peu tout seul avec des films (pas forcement sudistes non plus comme Prime Cuts qui me vient a l'esprit), pas mal de musique (la lsite est trop longue) et, oh la, un imaginaire litteraire: la route, le blues, la defonce (bourbon and crystal), la zone, la religion ravalee, les histoires d'amour qui finissent mal... Grand exemple recent dont tous on parle ici, le bouquin de Garnier sur Grover Lewis. Sud non-sud.
Alors si on pusse la voiture jusqu'a la peine d'essence, on tombera en rade au Mexique. coince dans la Boue de Guillermo Fadanelli. Tout ce qui nous tient est la: mysanthropie d'un heros trop cultive pour ce qui est malheureusement notre monde, la route, la violence sauvage et inattendue, le romantisme impitoyable, celui qui fait mal tellement heureux. Pour faire vite, on croisera Lolita avec Badlands de Malick mais avec ce plus au Sud, mais ce ne serait qu'un raccourci pour ce batard avec lequel il faut se perdre. Je vous ai juste indique la route, pour celui la, ca suffit largement...
"A mon age, on se soucie peu d'etre agreable aux gens.Etant jeune, on desire avec vehemence augmenter la liste de ses amities. Vingt ans plus tard, notre unique preoccupation consiste precisement a imaginer des methodes pour s'en detacher."
Guillermo Fadanelli, Boue, Christian Bourgois.